Incendie de Saumos (juillet 2026) — situation de la maison familiale à Lège-Cap-Ferret

78 avenue de la Presqu’île, 33950 Lège-Cap-Ferret · 44.790198, −1.159335 · instantané du 24 juillet 2026 en fin de journée (dernière observation satellite le 24/07 à 16 h 54 ; incendie toujours en cours à cette date)

Résultat

Risque que la maison ait brûlé (calculé)TRÈS FAIBLE
1 / 10001 / 1001 / 101 / 1

De l’ordre d’1 chance sur 340 (0,3 %) que la maison ait été touchée — intervalle plausible 1 sur 1600 à 1 sur 71. (modèle bayésien ci-dessous, non confirmé — classement Copernicus EMSR899 en attente)

  • ✓ jamais de feu détecté à moins de 564 m (MODIS) / 620 m (VIIRS) de la maison
  • ✓ hors du périmètre brûlé EFFIS du 23/07 (bord le plus proche ~305 m — périmètre partiel)
  • ✓ parmi les ~2 000 maisons déclarées sauvées (53 détruites sur tout l’incendie, bilan provisoire)
  • ⚠ empreinte des pixels : une flamme sous ~430 m ne peut être exclue (voir Limites)
  • ⚠ reprise du 24 après-midi à l’ouest (658 m OSO à 15 h 55, vent d’ouest) — incendie non fixé
  • ⚠ lisière de pins à ~60 m au nord · feu qualifié « XXL / imprévisible »
  • ⏳ confirmation maison par maison en attente (EMSR899 activé, classement non publié)
Comment ce chiffre est calculé (modèle et paramètres)

Point de départ (prior) : le bilan préfectoral — 53 maisons détruites pour ~2 000 sauvées dans la zone menacée, soit 2,6 % pour une maison quelconque de cette zone (borne pessimiste : 5 % en se restreignant au bourg de Lège, où les pertes du chemin du Cassieu prouvent que le risque local était réel). Chaque évidence propre à cette maison met ensuite à jour la cote par un rapport de vraisemblance (LR) borné optimiste/pessimiste :

ÉvidenceLR opt.LR pess.Justification
Hors du périmètre brûlé EFFIS du 23/07 (bord à ~305 m) — périmètre figé avant la reprise du 24 à l'ouest0,20,6les destructions hors périmètre exigent des sautes de brandons — possibles à 300 m, mais nettement minoritaires ; borne pessimiste relevée car le périmètre n'inclut pas la progression du 24 (presqu'île / ouest)
Avenue jamais citée dans les dégâts, alors que la seule rue touchée de Lège (chemin du Cassieu) est nommée partout0,20,5presse et préfecture ont nommé les rues touchées ; le silence est une évidence faible mais réelle
Aucun pixel de feu détecté à moins de 564 m (MODIS) / 620 m (VIIRS)0,60,9évidence faible : une maison isolée qui brûle peut passer sous le seuil de détection, et l'empreinte des pixels laisse une marge (flamme possible dès ~430 m)

Posterior = prior × produit des LR (en cotes) : bornes 0,06 % – 1,4 %, centre (moyenne géométrique) 0,3 %. Les LR sont des jugements bornés, pas des mesures — c’est le paramétrage discutable du modèle, exposé pour être contesté (scripts/risk.py). La jauge est en échelle logarithmique.

Aucune source examinée n’a montré que la maison avait brûlé. Elle est hors du périmètre brûlé EFFIS du 23/07 (bord le plus proche ~305 m au nord — périmètre partiel, figé avant l’extension du 24), aucun pixel de feu n’a jamais été détecté à moins de 564 m d’elle (620 m pour VIIRS), et elle se trouve parmi les ~2 000 maisons déclarées sauvées par la préfète de Gironde (bilan provisoire du 24/07 : 53 détruites + un camping, ~100 endommagées sur l’ensemble de l’incendie, ~12 500 ha). La seule rue de Lège avec des pertes documentées reste le chemin du Cassieu (~300 m au NE). Mais l’incendie n’était pas fixé au gel des données : l’après-midi du 24, le feu a repris à l’ouest de la maison (front péninsulaire, détection à 658 m OSO à 15 h 55) poussé par un vent d’ouest, et la presqu’île entière a été évacuée. Le modèle bayésien ci-dessus situe le risque qu’elle ait été touchée autour de 1 sur 340 (intervalle plausible 1/1600 – 1/71). C’est encourageant mais pas une preuve : la confirmation définitive exige le classement des dégâts Copernicus EMSR899 (activé, produits de classement toujours en attente à la date de l’étude).

Carte interactive — évolution du feu

Déplacez le curseur (ou ▶ Lecture) pour suivre le feu heure par heure. Jusqu’au 24/07 à 16 h 54, ce sont les détections satellites réelles (chaque pixel apparaît à l’heure de son passage, puis s’estompe). Au-delà, faute d’observation, la carte bascule en hypothèse : un cône de poussée depuis le front actif résiduel, orienté selon le vent prévu, dimensionné par sa vitesse et atténué quand l’humidité remonte.

500 m 1 km 2 km ~305 m Cimetière de Lège Chemin de Cassieu 78 Avenue de la Presqu’île N 1 km
Observé

Détection la plus proche (cumul) : Pixels de feu affichés : 0 Dernier passage : Bord brûlé le plus proche : ~305 m nord
Feu récent (VIIRS) Feu plus ancien (estompé) MODIS (1 km) Empreinte du feu détecté (cumul, avance avec le temps) Périmètre officiel EFFIS du 23/07 (partiel) Cône de poussée depuis le front actif (hypothèse vent) La maison — couleur = niveau de menace à l’heure affichée (verte→rouge), pas l’état du bâtiment

L’empreinte du feu qui avance est le cumul des détections satellites (VIIRS/MODIS) jusqu’à l’heure affichée : un proxy de la zone atteinte, non une mesure de surface brûlée (feu actif ≠ brûlé), et faite de passages discrets avec des trous d’observation. Le périmètre pointillé est l’extension officielle EFFIS au 23/07 07 h 45 — un instantané sans historique, donc fixe, et partiel : il n’inclut pas la progression du 24 (notamment la reprise à l’ouest, visible via les détections). Le cône est une hypothèse directionnelle, pas une prédiction de brûlage : il part du front actif résiduel (centroïde pondéré par l’intensité des détections des 6 dernières heures observées — pas du bord brûlé le plus proche, dont le combustible est déjà consumé) ; sa longueur est la zone atteignable en combustible continu à la règle des 10 % (vitesse de propagation ≈ 10 % du vent à 10 m, Cruz & Alexander), et il s’estompe quand l’humidité remonte (éteint au-delà de 60 % HR). Au-delà de la dernière observation, l’empreinte est figée (plus aucune donnée) et seul le cône évolue. La pastille de la maison indique le niveau de menace à l’heure affichée (verte : aucun feu proche ; rouge : feu détecté très près) sur une fenêtre glissante de 3 h — c’est un état de danger instantané, pas une confirmation que la maison a brûlé ; en mode hypothèse, son ton est borné par le risque restant de la courbe de probabilité, pas par la seule géométrie du cône. Le verdict global « a-t-elle brûlé ? » est la jauge en tête de page.

Probabilité cumulée — la maison a-t-elle pris feu avant l’heure t ?

C’est la réponse temporelle à la question de l’étude : à chaque heure, la probabilité que la maison ait été touchée à un moment quelconque depuis le début des mesures. La courbe est synchronisée avec le curseur de la carte (cliquez ou glissez sur le graphique pour naviguer). Lecture : le sort s’est d’abord joué le 23/07 entre 16 h et 18 h (approche la plus intense : pixel MODIS de ~800 MW à ~564 m) puis pendant la nuit d’encerclement, largement dans un trou d’observation. Après une accalmie en matinée du 24, la courbe remonte l’après-midi du 24 : le vent bascule à l’ouest et le feu reprend côté presqu’île, à l’ouest de la maison (658 m à 15 h 55) — puis la remontée de l’humidité en soirée (60–80 %) aplatit la branche « hypothèse ».

0,5 % 1,0 % 1,5 % 23 juil. 24 juil. 25 juil. 26 juil. trou d’obs. observé hypothèse (vent prévu) haut : 1,4 % ≈ 0,3 % (1 sur 340) bas : 0,06 %
À l’heure affichée : Estimation finale : ≈ 0,3 % (1 sur 340), intervalle 0,06 % – 1,4 %

La forme de la courbe vient d’un indice de hasard horaire construit sur les observables : distance des détections fraîches corrigée de l’empreinte des pixels, intensité (FRP), poussée du vent vers la maison, rafales (brandons), sécheresse de l’air, et persistance pendant les trous d’observation (le feu peut avancer sans être vu — la bande s’élargit dans ces fenêtres, ombrées sur le graphique). Son niveau est ancré sur l’estimation bayésienne globale de la jauge : ce n’est pas une probabilité calibrée heure par heure, c’est la répartition temporelle la plus honnête de l’estimation globale. Paramètres et bornes : scripts/risk.py.

Valeurs (toutes les 6 h)
HeureModeBasCentralHaut
07-23 00:00observé0,000 %0,000 %0,000 %
07-23 06:00observé0,000 %0,000 %0,000 %
07-23 12:00observé0,000 %0,001 %0,004 %
07-23 18:00observé0,030 %0,133 %0,558 %
07-24 00:00observé0,032 %0,146 %0,641 %
07-24 06:00observé0,044 %0,203 %0,912 %
07-24 12:00trou d'obs.0,044 %0,213 %1,045 %
07-24 18:00hypothèse0,058 %0,274 %1,299 %
07-25 00:00hypothèse0,060 %0,283 %1,338 %
07-25 06:00hypothèse0,061 %0,287 %1,354 %
07-25 12:00hypothèse0,062 %0,291 %1,371 %
07-25 18:00hypothèse0,063 %0,295 %1,386 %
07-26 00:00hypothèse0,063 %0,296 %1,392 %
07-26 06:00hypothèse0,063 %0,297 %1,396 %
07-26 12:00hypothèse0,063 %0,298 %1,398 %
07-26 18:00hypothèse0,064 %0,298 %1,400 %

Sources et méthode

Fraîcheur des données — dernière mise à jour par source (heures locales CEST)

SourceDernière donnéeDétailRécupérée le
NASA FIRMS — Suomi-NPP · VIIRS (375 m)
Satellite météo 🇺🇸 (NASA/NOAA, lancé 2011, orbite polaire ~830 km). Son capteur VIIRS (Visible Infrared Imaging Radiometer Suite) repère les anomalies thermiques (feux actifs) à 375 m de résolution, ~2 passages/jour (dont un nocturne).
dernière acquisition (Europe) 24/07 15 h 38dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 15 h 3324/07 22 h 55
NASA FIRMS — NOAA-20 (J1) · VIIRS (375 m)
Successeur 🇺🇸 de Suomi-NPP (série JPSS-1, lancé 2017), même capteur VIIRS, sur la même orbite décalée d’environ 50 min — d’où des passages rapprochés en essaim.
dernière acquisition (Europe) 24/07 15 h 55dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 15 h 5524/07 22 h 55
NASA FIRMS — NOAA-21 (J2) · VIIRS (375 m)
Le plus récent de la série 🇺🇸 JPSS-2 (lancé 2022), même capteur VIIRS — troisième passage du trio, resserrant encore la couverture temporelle.
dernière acquisition (Europe) 24/07 15 h 01dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 14 h 5724/07 22 h 55
NASA FIRMS — Terra + Aqua · MODIS (1 km)
Deux satellites scientifiques 🇺🇸 de la NASA (lancés 1999 et 2002), capteur MODIS : pionnier de la détection de feux, pixels plus grossiers (1 km) mais mesure robuste de la puissance dégagée (FRP).
dernière acquisition (Europe) 24/07 16 h 54dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 16 h 5424/07 22 h 55
Périmètre brûlé — Copernicus EFFIS (enreg. 562583)
EFFIS (European Forest Fire Information System) : service 🇪🇺 du programme Copernicus (Commission européenne, JRC). Cartographie les périmètres brûlés à partir d’images satellites (Sentinel-2 🇪🇺, MODIS) — l’autorité « surface brûlée » en Europe.
produit mis à jour le 23/07 07 h 45 (10825 ha)⚠ antérieur à l’extension du 24 (presqu’île / reprise ouest)24/07 22 h 55
Vent / humidité — Open-Meteo (ECMWF), à la maison
Pas un satellite : service météo open-source servant les modèles du Centre européen ECMWF 🇪🇺 — analyse + prévision horaires (vent 10 m, rafales, humidité, température) interpolées aux coordonnées exactes de la maison.
série horaire 22/07 00 h 00 → 26/07 23 h 00au-delà de la récupération : prévision24/07 22 h 55
Cartographie des dégâts — Copernicus EMS EMSR899
Service 🇪🇺 de cartographie d’urgence Copernicus (EMS Rapid Mapping) : sur activation par la Protection civile, produit des cartes de délinéation puis un classement des dégâts bâtiment par bâtiment (imagerie très haute résolution) — la source qui tranchera pour la maison.
activé le 22/07 ; délinéation / classement non publiésvérifié en ligne le 24/07 en soirée
Vérité terrain — préfecture 33, mairie, presse locale
Sources humaines 🇫🇷 : communiqués officiels de la préfecture de la Gironde et de la mairie de Lège-Cap-Ferret, presse locale/régionale — bilans, rues touchées, évacuations.
dernier point de situation intégré : 24/07 en soirée12 500 ha · 44 000 évacués · 53 maisons détruites (provisoire)
Terrain OSM (Overpass) & orthophoto IGN
OpenStreetMap (cartographie collaborative mondiale : bâti, pinède, canal) et orthophoto aérienne de l’IGN 🇫🇷 (institut cartographique national, prise de vue antérieure à l’incendie) — le décor, pas des données de feu.
géographie statique (pré-incendie)sert de fond et de couches de contexte24/07 16 h 00

Les satellites ne passent que quelques fois par jour : « dernière acquisition » est l’heure du dernier passage du capteur sur l’Europe présent dans l’archive, pas une limite de validité. « Récupérée le » est l’heure du dernier rafraîchissement local (scripts/fetch_data.py, qui fusionne les fenêtres glissantes FIRMS de 24 h sans perdre l’historique).

Prochains passages satellites estimés (extrapolation +24 h depuis le dernier passage observé dans chaque créneau orbital ; la disponibilité FIRMS inclut ~2-4 h de traitement NRT par la NASA) :

Constats clés

Dynamique du feu et vent

Deux fenêtres de menace. La nuit du 23 au 24 : un vent de NE (≈49°, 12–13 km/h, rafales ~28) a poussé le feu vers le sud-ouest, sur le bourg, quand la détection la plus proche est tombée à ~560 m. Puis, après l’accalmie du matin, l’après-midi du 24 : le vent bascule à l’ouest (267–295°, 14–19 km/h, rafales ~34, air très sec — HR 24–26 %) et pousse désormais le feu péninsulaire d’ouest en est, vers le secteur de la maison — c’est la reprise détectée à 658–741 m. La détente vient de l’humidité : 62 % dès 21 h, 75–80 % dans la nuit, et un vent retombé à 9–15 km/h, qui étouffent la propagation ; le 25–26/07, l’air reste humide (54–80 %) sous vent d’ouest à nord-ouest. Le sort de la maison s’est donc joué en deux actes — l’encerclement nocturne, puis la poussée d’ouest de l’après-midi. Faites glisser le curseur dans le futur pour voir, sous l’hypothèse du vent, de quel côté la poussée s’oriente heure par heure.

Limites

Rapport autonome (aucune requête réseau externe) généré par scripts/make_report.py. Données figées au 24 juillet 2026 en fin de journée (dernière observation 24/07 à 16 h 54) — rafraîchissables par scripts/fetch_data.py. Fond : orthophoto IGN Géoplateforme (licence ouverte). Sources feu : NASA FIRMS/EFFIS Copernicus. Vent : Open-Meteo/ECMWF.
Sensibilité : concerne la résidence d’un tiers privé — conservé dans le dépôt sensitive-studies sans remote externe.