De l’ordre d’1 chance sur 340 (0,3 %) que la maison ait été touchée — intervalle plausible 1 sur 1600 à 1 sur 71. (modèle bayésien ci-dessous, non confirmé — classement Copernicus EMSR899 en attente)
Point de départ (prior) : le bilan préfectoral — 53 maisons détruites pour ~2 000 sauvées dans la zone menacée, soit 2,6 % pour une maison quelconque de cette zone (borne pessimiste : 5 % en se restreignant au bourg de Lège, où les pertes du chemin du Cassieu prouvent que le risque local était réel). Chaque évidence propre à cette maison met ensuite à jour la cote par un rapport de vraisemblance (LR) borné optimiste/pessimiste :
| Évidence | LR opt. | LR pess. | Justification |
|---|---|---|---|
| Hors du périmètre brûlé EFFIS du 23/07 (bord à ~305 m) — périmètre figé avant la reprise du 24 à l'ouest | 0,2 | 0,6 | les destructions hors périmètre exigent des sautes de brandons — possibles à 300 m, mais nettement minoritaires ; borne pessimiste relevée car le périmètre n'inclut pas la progression du 24 (presqu'île / ouest) |
| Avenue jamais citée dans les dégâts, alors que la seule rue touchée de Lège (chemin du Cassieu) est nommée partout | 0,2 | 0,5 | presse et préfecture ont nommé les rues touchées ; le silence est une évidence faible mais réelle |
| Aucun pixel de feu détecté à moins de 564 m (MODIS) / 620 m (VIIRS) | 0,6 | 0,9 | évidence faible : une maison isolée qui brûle peut passer sous le seuil de détection, et l'empreinte des pixels laisse une marge (flamme possible dès ~430 m) |
Posterior = prior × produit des LR (en cotes) : bornes 0,06 % – 1,4 %,
centre (moyenne géométrique) 0,3 %. Les LR sont des jugements bornés, pas des mesures —
c’est le paramétrage discutable du modèle, exposé pour être contesté (scripts/risk.py).
La jauge est en échelle logarithmique.
Déplacez le curseur (ou ▶ Lecture) pour suivre le feu heure par heure. Jusqu’au 24/07 à 16 h 54, ce sont les détections satellites réelles (chaque pixel apparaît à l’heure de son passage, puis s’estompe). Au-delà, faute d’observation, la carte bascule en hypothèse : un cône de poussée depuis le front actif résiduel, orienté selon le vent prévu, dimensionné par sa vitesse et atténué quand l’humidité remonte.
L’empreinte du feu qui avance est le cumul des détections satellites (VIIRS/MODIS) jusqu’à l’heure affichée : un proxy de la zone atteinte, non une mesure de surface brûlée (feu actif ≠ brûlé), et faite de passages discrets avec des trous d’observation. Le périmètre pointillé est l’extension officielle EFFIS au 23/07 07 h 45 — un instantané sans historique, donc fixe, et partiel : il n’inclut pas la progression du 24 (notamment la reprise à l’ouest, visible via les détections). Le cône est une hypothèse directionnelle, pas une prédiction de brûlage : il part du front actif résiduel (centroïde pondéré par l’intensité des détections des 6 dernières heures observées — pas du bord brûlé le plus proche, dont le combustible est déjà consumé) ; sa longueur est la zone atteignable en combustible continu à la règle des 10 % (vitesse de propagation ≈ 10 % du vent à 10 m, Cruz & Alexander), et il s’estompe quand l’humidité remonte (éteint au-delà de 60 % HR). Au-delà de la dernière observation, l’empreinte est figée (plus aucune donnée) et seul le cône évolue. La pastille de la maison indique le niveau de menace à l’heure affichée (verte : aucun feu proche ; rouge : feu détecté très près) sur une fenêtre glissante de 3 h — c’est un état de danger instantané, pas une confirmation que la maison a brûlé ; en mode hypothèse, son ton est borné par le risque restant de la courbe de probabilité, pas par la seule géométrie du cône. Le verdict global « a-t-elle brûlé ? » est la jauge en tête de page.
C’est la réponse temporelle à la question de l’étude : à chaque heure, la probabilité que la maison ait été touchée à un moment quelconque depuis le début des mesures. La courbe est synchronisée avec le curseur de la carte (cliquez ou glissez sur le graphique pour naviguer). Lecture : le sort s’est d’abord joué le 23/07 entre 16 h et 18 h (approche la plus intense : pixel MODIS de ~800 MW à ~564 m) puis pendant la nuit d’encerclement, largement dans un trou d’observation. Après une accalmie en matinée du 24, la courbe remonte l’après-midi du 24 : le vent bascule à l’ouest et le feu reprend côté presqu’île, à l’ouest de la maison (658 m à 15 h 55) — puis la remontée de l’humidité en soirée (60–80 %) aplatit la branche « hypothèse ».
scripts/risk.py.| Source | Dernière donnée | Détail | Récupérée le |
|---|---|---|---|
| NASA FIRMS — Suomi-NPP · VIIRS (375 m) Satellite météo 🇺🇸 (NASA/NOAA, lancé 2011, orbite polaire ~830 km). Son capteur VIIRS (Visible Infrared Imaging Radiometer Suite) repère les anomalies thermiques (feux actifs) à 375 m de résolution, ~2 passages/jour (dont un nocturne). | dernière acquisition (Europe) 24/07 15 h 38 | dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 15 h 33 | 24/07 22 h 55 |
| NASA FIRMS — NOAA-20 (J1) · VIIRS (375 m) Successeur 🇺🇸 de Suomi-NPP (série JPSS-1, lancé 2017), même capteur VIIRS, sur la même orbite décalée d’environ 50 min — d’où des passages rapprochés en essaim. | dernière acquisition (Europe) 24/07 15 h 55 | dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 15 h 55 | 24/07 22 h 55 |
| NASA FIRMS — NOAA-21 (J2) · VIIRS (375 m) Le plus récent de la série 🇺🇸 JPSS-2 (lancé 2022), même capteur VIIRS — troisième passage du trio, resserrant encore la couverture temporelle. | dernière acquisition (Europe) 24/07 15 h 01 | dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 14 h 57 | 24/07 22 h 55 |
| NASA FIRMS — Terra + Aqua · MODIS (1 km) Deux satellites scientifiques 🇺🇸 de la NASA (lancés 1999 et 2002), capteur MODIS : pionnier de la détection de feux, pixels plus grossiers (1 km) mais mesure robuste de la puissance dégagée (FRP). | dernière acquisition (Europe) 24/07 16 h 54 | dernier passage < 2,5 km de la maison 24/07 16 h 54 | 24/07 22 h 55 |
| Périmètre brûlé — Copernicus EFFIS (enreg. 562583) EFFIS (European Forest Fire Information System) : service 🇪🇺 du programme Copernicus (Commission européenne, JRC). Cartographie les périmètres brûlés à partir d’images satellites (Sentinel-2 🇪🇺, MODIS) — l’autorité « surface brûlée » en Europe. | produit mis à jour le 23/07 07 h 45 (10825 ha) | ⚠ antérieur à l’extension du 24 (presqu’île / reprise ouest) | 24/07 22 h 55 |
| Vent / humidité — Open-Meteo (ECMWF), à la maison Pas un satellite : service météo open-source servant les modèles du Centre européen ECMWF 🇪🇺 — analyse + prévision horaires (vent 10 m, rafales, humidité, température) interpolées aux coordonnées exactes de la maison. | série horaire 22/07 00 h 00 → 26/07 23 h 00 | au-delà de la récupération : prévision | 24/07 22 h 55 |
| Cartographie des dégâts — Copernicus EMS EMSR899 Service 🇪🇺 de cartographie d’urgence Copernicus (EMS Rapid Mapping) : sur activation par la Protection civile, produit des cartes de délinéation puis un classement des dégâts bâtiment par bâtiment (imagerie très haute résolution) — la source qui tranchera pour la maison. | activé le 22/07 ; délinéation / classement non publiés | vérifié en ligne le 24/07 en soirée | — |
| Vérité terrain — préfecture 33, mairie, presse locale Sources humaines 🇫🇷 : communiqués officiels de la préfecture de la Gironde et de la mairie de Lège-Cap-Ferret, presse locale/régionale — bilans, rues touchées, évacuations. | dernier point de situation intégré : 24/07 en soirée | 12 500 ha · 44 000 évacués · 53 maisons détruites (provisoire) | — |
| Terrain OSM (Overpass) & orthophoto IGN OpenStreetMap (cartographie collaborative mondiale : bâti, pinède, canal) et orthophoto aérienne de l’IGN 🇫🇷 (institut cartographique national, prise de vue antérieure à l’incendie) — le décor, pas des données de feu. | géographie statique (pré-incendie) | sert de fond et de couches de contexte | 24/07 16 h 00 |
Les satellites ne passent que quelques fois par jour : « dernière acquisition »
est l’heure du dernier passage du capteur sur l’Europe présent dans l’archive, pas une
limite de validité. « Récupérée le » est l’heure du dernier rafraîchissement local
(scripts/fetch_data.py, qui fusionne les fenêtres glissantes FIRMS de 24 h sans
perdre l’historique).
Prochains passages satellites estimés (extrapolation +24 h depuis le dernier passage observé dans chaque créneau orbital ; la disponibilité FIRMS inclut ~2-4 h de traitement NRT par la NASA) :
Deux fenêtres de menace. La nuit du 23 au 24 : un vent de NE (≈49°, 12–13 km/h, rafales ~28) a poussé le feu vers le sud-ouest, sur le bourg, quand la détection la plus proche est tombée à ~560 m. Puis, après l’accalmie du matin, l’après-midi du 24 : le vent bascule à l’ouest (267–295°, 14–19 km/h, rafales ~34, air très sec — HR 24–26 %) et pousse désormais le feu péninsulaire d’ouest en est, vers le secteur de la maison — c’est la reprise détectée à 658–741 m. La détente vient de l’humidité : 62 % dès 21 h, 75–80 % dans la nuit, et un vent retombé à 9–15 km/h, qui étouffent la propagation ; le 25–26/07, l’air reste humide (54–80 %) sous vent d’ouest à nord-ouest. Le sort de la maison s’est donc joué en deux actes — l’encerclement nocturne, puis la poussée d’ouest de l’après-midi. Faites glisser le curseur dans le futur pour voir, sous l’hypothèse du vent, de quel côté la poussée s’oriente heure par heure.
scripts/fetch_data.py) — l’historique démarre au 23/07 vers
2 h ; le départ du feu (Saumos, 22/07, plus au sud-est) n’est pas couvert. Impact négligeable sur le
risque (le feu était alors loin de la maison), mais l’axe de la courbe l’assume.scripts/make_report.py.
Données figées au 24 juillet 2026 en fin de journée (dernière observation 24/07 à 16 h 54) —
rafraîchissables par scripts/fetch_data.py. Fond : orthophoto IGN Géoplateforme (licence ouverte).
Sources feu : NASA FIRMS/EFFIS Copernicus. Vent : Open-Meteo/ECMWF.sensitive-studies sans remote externe.